2016 : Le Digital Publishing est mort ? Vive le Digital !

Cette année aura été marquée par un repositionnement parfois douloureux du marché du digital publishing.

La frilosité des éditeurs, des agences et des acteurs de la presse vis à vis du digital publishing n’a jamais été aussi marquante que cette année. Comme s’il était urgent de ne rien faire…

Tous sont pourtant conscients de l’importance de l’enjeu du print to digital, mais très peu s’en sont donnés réellement les moyens.

Beaucoup ont développé des prototypes, essayé des technologies, souvent à l’initiative des équipes de production print qui se sont formées aux outils digital publishing, mais tout ça est resté dans des cartons la plupart du temps, et quasiment rien n’a été sérieusement développé.

Il faut dire que non, ce n’est pas gratuit…, que ça ne se fait pas en 2 clics, que ça demande des moyens de réalisation, que non ça ne marche pas sur tous les supports de manière universelle, et que non, ça ne rapporte pas des millions comme au loto.

Alors la plupart se contentent de PDF à peine enrichis… ou d’ePubs basiques, pour constater que « le digital publishing, ça ne marche pas ». On se demande bien pourquoi…

J’espère que les éditeurs, les groupes de presse et les agences finiront par acter que la redéfinition des complémentarités print – web- supports numériques implique une vraie vision cross-média, demande un travail ambitieux de création et de réalisation, avec les investissements qui s’y rapportent.

En attendant, le monde du digital continue à tourner, et des marchés importants ont commencé – continué à émerger, pour lesquels les outils digital publishing apportent de vraies solutions.

Je pense notamment aux applications BtoB et outils marketing, à la réalisation par exemple de kiosques applicatifs privés pour les marques et les entreprises, permettant la publication et distribution de contenu enrichi, que ce soit pour leur propre usage (contenu informatif, ou pédagogique pour les forces de vente par exemple), ou la création de produits démonstrateurs à l’intention de leur clientèle.

La croissance sur l’AppleStore du traffic généré par les applications BtoB et les kiosques privés le confirme.

Les éditeurs de solutions digital publishing comme Aquafadas l’ont bien compris, et ont redéfini leur communication en tant qu’outils de publication et distribution multi-canal de contenu, enrichi ou pas, en flux ou pas, avec tous les outils d’accompagnement marketing du digital (analytics, datas, push, coupons, kiosques éditorialisés et designés…)

Je pense aussi à la redéfinition, la ré-invention nécessaire du digital advertising, la publicité en numérique. Ce n’est pas en bloquant les bloqueurs de pubs qu’on va sortir du marasme actuel de la com digital, mais certainement en apprenant à créer du contenu qui va vraiment intéresser le lecteur, que l’utilisateur n’aura pas envie de zapper. En créant une éditorialisation intéressante de contenu, en créant du contenu de qualité, beau, ou ludique, gamifié, interactif, rigolo… intégrable en web comme dans des applis. Certaines agences et groupes de presse sont en pleine réflexion et expérimentations sur ces domaines, et là aussi le marché pour les acteurs de l’édition numérique est prometteur.

Les outils digital publishing deviennent une brique comme une autre dans l’ensemble des outils du digital, et y trouvent un réel potentiel de croissance pour les années qui viennent, au delà des domaines historiques de l’édition et de la presse…

Alors le Digital Publishing est mort ? Vive le Digital !

2017 : Top 5 Electric des domaines à surveiller de près

#1 – Vidéo VR, casques de réalité virtuelle

Tout le monde en veut, mais personne ne sait exactement ce qu’on va faire avec… A nous d’inventer, d’imaginer ce qui peut être fait avec cette technologie, avec ce nouveau média à part entière, et comment on va pouvoir créer une vraie singularité.

#2 – Géolocalisation, balises Beacon / Eddystone

En France nous sommes particulièrement en retard, alors que les coûts sont très accessibles (on trouve des bornes de qualité pour moins de 20 €), et les applications sont infinies, en terme de retail, branding, marketing in situ, communication directe sur les devices, indoor et outdoor… Les solutions sont de plus en plus simples à mettre en oeuvre, et de plus en plus intégrables dans des applications digital publishing.

#3 – E-learning

Les nouveaux enjeux de la formation professionnelle rendent de plus en plus indispensables (et rentables) les outils e-learning, particulièrement pour l’usage interne des grands groupes et des entreprises. Cela nécessite de créer du contenu, de créer des parcours pédagogiques, et de les connecter (LRS) aux plateformes permettant de les gérer (plateformes LMS). Gros marché potentiel pour les acteurs du digital publishing !

#4 – Dans ton Flux…

Intégration de flux de News, intégration d’articles HTML, intégration de flux média, news ML, XML, feed. Ce n’est pas nouveau, mais aujourd’hui totalement indispensable pour tout développement de projet digital multi-canal. Tous les éditeurs de solutions en sont conscients, et on va surement voir des solutions intéressantes évoluer ou apparaitre.

#5 – Des chouettes outils

Nos outils digital publishing évoluent, murissent, deviennent de plus en plus puissants, souples, intégrés, et je suis impatient de voir ce qu’ils vont nous apporter en 2017. Ce que nous avons entraperçu par exemple de la prochaine version des palettes du plug-in InDesign d’Aquafadas nous a mis la souris à la bouche…