Petite compilation d’articles analysant la tendance actuelle des vidéo verticales que l’on peut voir de plus en plus partout sur le net.

L’édition 2015 de l’étude sur les tendances internet de la firme américaine Kleiner Perkins Caufield & Byers (KPCB) met en avant une évolution majeure dans la manière de consommer du contenu en ligne : nous passons de plus en plus de temps sur des écrans verticaux à tel point que le mobile devient le premier écran, devant l’ordinateur.

Photos, vidéos, timelines… la verticalité imposée par l’outil mobile s’étend à des formes de contenus divers. Le format vertical, longtemps honni, est-il en passe de devenir une norme à part entière ? Quel est l’impact de cet usage sur la conception et la production des contenus ? Comment intégrer la spécificité des habitudes des mobinautes : heure et lieux de consultation, lecture en mobilité, mais aussi la navigation, l’ergonomie et les dispositifs d’interactivité ? Consomme-t-on vraiment différemment l’information sur un écran mobile par rapport à un écran fixe ? Quelles modifications de perception ou de signification cette verticalité induit-elle ? De nouveaux formats sont-ils à imaginer ? (Source)

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Le mobile est aujourd’hui le premier écran. On le tient dans la main, tout droit. Résultat : les pages sont présentées de façon verticale. Et ce sens est moins anodin qu’il n’y parait ! Car le contenu quel qu’il soit, conçu à l’origine pour des écrans horizontaux (ordinateur, télévision) a du y être adapté. Les médias comme les publicitaires ne semblent plus vraiment avoir le choix : ils se conforment à ce format, qui, peu à peu, s’est imposé, ou en tirent pleinement parti en créant des concepts axés sur le vertical.

« Ce n’est pas Snapchat qui a inventé le format vertical. (…) C’est le smartphone. C’est l’ergonomie. C’est le fait qu’on tienne son téléphone de cette manière 94% du temps ! On capture ses vidéos comme ses photos : verticalement »

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Le virage vertical

Si l’influence du smartphone dans le design des sites web est évidente, ces sites sont pour la plupart si bien réalisés, de plus en plus en responsive design, que l’on en oublie l’adaptation qui a opéré. Mais il est encore un contenu qui pose problème, et cela se voit: la vidéo. Si bien que chaque fois que l’on aborde la question de la verticalité aujourd’hui, c’est la vidéo qui s’impose au centre des discussions. Et pour cause, comme nous l’écrivions il y a peu sur Méta-Media « plus de 50% des vidéos en ligne seront mobiles d’ici fin 2015 ». La problématique : un écran de smartphone vertical et une tradition vidéo horizontale. Même s’il est incontestable que la vidéo verticale s’impose peu à peu… (Source)

Visuelle, verticale et mobile : une nouvelle ère pour l’info et la communication ?

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Le mobile n’a pas tué l’ordinateur

D’emblée, Florent Guerlain (Datagif) tient à relativiser cette (r)évolution des usages : si la consultation de contenu sur mobile a fortement augmentée, cela ne signifie pas pour autant que celle sur ordinateur est en baisse. Pour lui, cette constance de lecture sur écran fixe est bien la preuve que les concepteurs ne doivent pas nécessairement tomber dans le diktat du « mobile first » qui consiste à construire un support numérique (site, application…) en se plaçant d’abord dans une logique de consultation mobile. Lors de la refonte du site de Libération.fr dont l’agence Datagif s’est occupée récemment, tout l’enjeu était justement de considérer que la version mobile et la version fixe devaient être différentes pour s’adapter tant aux contraintes du support qu’aux profils des différents internautes.

Le scroll : un usage devenu naturel dont il ne faut plus avoir peur

En revanche, les nouveaux usages induits par le développement des formats verticaux ont ouvert les terrains d’innovation. C’est le cas du « scrolling » : le défilement vertical est devenu un usage naturel sur mobile, « dont on ne doit pas non plus avoir peur sur ordinateur » affirme Florent Guerlain. Cet avis est partagé par Grandin Donovan (DigitasLBi France). Selon lui – bien que les web-designers soient encore réticents à placer trop d’éléments sous la barre de flottaison craignant de pénaliser leur taux de transformation – il faut accepter ce phénomène. À condition néanmoins que le premier écran incite les utilisateurs à découvrir ce que recèle la suite de la page.

Vers une nouvelle « pagination » du web ?

Flipboard, Wildcard ou encore Facebook Paper… Au-delà du format vertical, les usages mobiles (mais aussi tactiles) ont mené vers l’habitude de « manipuler » les objets du web. La Matinale du Monde.frest ainsi construite : une navigation horizontale mêlée à une consultation verticale. Ce format « carte » a été « pensé verticalement », explique Édouard Andrieu (Le Monde). La volonté première était de créer une interface qui s’adapte à la manière dont les lecteurs utilisent leur téléphone. Si l’ergonomie emprunte des spécificités à l’application de rencontre Tinder, « l’objectif était d’offrir un caractère fini à La Matinale », poursuit Édouard Andrieu. En effet, contrairement à un flux d’infos continu, l’application du Monde donne une impression de début et de fin et aide l’utilisateur à « prendre en main » l’information, avec un temps de sélection et un temps de lecture. Finalement, il ne s’agit que de reprendre une habitude déjà installée : balayer l’actu, sélectionner les sujets intéressants et éventuellement les approfondir dans un second temps. Tout l’intérêt du format « carte » est d’ailleurs bien de visualiser un contenu (titre, photo et éventuellement chapô) en un seul coup d’œil, souligne Aurélien Viers (L’Obs). (Source)

Snapchat, pour prendre des photos et des vidéos (verticales)

Mobile : La verticalité, la clé pour réconcilier les jeunes et la publicité sur ce support ?

Les jeunes de moins de 30 ans sont les plus grands adeptes d’AdBlockers, ces logiciels qui bloquent la publicité en ligne. Des logiciels qui changent clairement la donne dans le secteur de la publicité. Car, que l’on considère l’AdBlocking comme une bénédiction pour la publicité invitant les acteurs du marché à faire preuve de plus d’imagination et de compréhension du public, ou qu’on la juge comme étant un fléau, c’est une réalité, les AdBlockers illustrent une triste réalité : les jeunes n’aiment pas forcément la publicité qu’on leur propose, et ils n’hésitent pas à la bloquer. (Source)

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C’est officiel : vous pouvez filmer verticalement…

La nouvelle appli de Twitter, Periscope, vous permet enfin de tenir votre téléphone tout droit pour filmer. Filmer verticalement, c’est tendance.

L’univers de la vidéo en ligne s’était adapté très logiquement à son environnement de l’époque (écran d’ordinateur, téléviseurs) : large, en 16/9e. Bref : rectangulaire. Des légions de blogueurs l’ont écrit, répété  : filmer verticalement, c’est le mal. Une maladie, même. On lui a donné un acronyme : VVS, pour “Vertical video syndrom”. Certains ont même réalisé le site “Say no to vertical videos”! En appelant à “rejoindre (leur) armée”.

Le champ de vision humain est de 16/10e. Le 16/9e était donc un format tout à fait adapté. Par ailleurs, si vous voulez regarder plus tard votre vidéo tournée verticalement sur votre PC, votre téléviseur, vous vous retrouverez toujours avec des bandes noires. On est à la charnière, entre deux époques incompatibles. C’est embêtant.”

Philippe Couve, formateur, consultant et intervenant dans le Mooc de Rue89

L’internet des applications a gagné sur le vieux web, celui du http et des écrans d’ordinateurs de papa.  Dans cette nouvelle ère, le mobile domine. C’est cet internet qui dicte les usages, les comportements, et par ricochet notre manière de voir et donner à voir le monde.

Snapchat, lame de fond du syndrome vertical

On pourrait également citer l’appli Vine, dont on a surtout parlé pour ces formats très courts et très clipés, en oubliant au passage que l’on avait à faire à des vidéos carrées. Tout comme la dernière appli très tendance de vidéo – avant que Periscope ne débarque – Meerkat. (Source)