Publication d’applications : Apple ferme la porte aux fausses applis et au contenu trop corporate

Cela fait quelques mois que nous voyons cette tendance s’accentuer : Apple rejette de plus en plus d’applications “mono app”, single-app, et, surtout, refuse l’AppleStore aux contenus de type communication corporate, communication BtoC.

Or ces deux critères étaient le socle du business pour nombre d’acteurs du digital-publishing, et pour les utilisateurs des solutions dont nous parlons ici.

Cela explique d’ailleurs certaines ré-orientations auxquelles nous avons assisté récemment, comme celle de Rakuten-Aquafadas, qui privilégie aujourd’hui les applications type Kiosque, pour du contenu essentiellement BtoB.

Le fait de ne plus pouvoir publier des mono-app a considérablement fait grimper les prix de réalisation, surtout pour les petits projets, ou les projets événementiels “one-shot”.

On peut comprendre la politique d’Apple, qui ne souhaite pas voir l’AppleStore être envahi par de fausses applis, qui ne sont que des publicités déguisées, exactement comme le publi-rédactionnel abusif qu’on trouve trop souvent dans la presse papier.

Le fait que l’utilisateur ne puisse pas bloquer les pubs au sein d’une application était aussi une trop grande tentation de type cheval de Troie pour les annonceurs… Apple a donc réagi avant que tout le monde s’engouffre dans la brèche.

De plus, Apple se doit de distribuer gratuitement, si les applis en question ne sont pas payantes. Pas très rentable, on l’imagine…

Pour les contenus de type communication corporate et BtoC, autant créer des ePub / iBooks, et passer l’iBooks Store. Ou par le Web, bien-sûr.

Et pour le reste, pour ne pas être rejeté par Apple, c’est aux agences et créateurs / concepteurs digital de savoir créer une vraie valeur ajoutée de contenu pour les applis, comme nous l’avons toujours revendiqué ici. Savoir être “user-centred”, répondre à de vraies demandes et besoins (les américains disent “user pains”…), créer et proposer du contenu qui donne envie de charger et utiliser l’application, que ce soit par l’éditorialisation, la gamification, les expériences immersives et interactives, la beauté du design…

Mais pour ça, encore faut-il s’en donner les moyens. Pour l’instant les agences, les groupes de presse et les éditeurs sont restés frileusement au seuil. Il est temps de s’y mettre, si on ne veux pas totalement rater la mue du digital.

Si vous le souhaitez, je vous attends jeudi 30 novembre
sur le Salon Presse au Futur
pour en discuter, et refaire ensemble le monde de la presse et du digital…

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