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Fort du succès de ses 2 dernières éditions, qui ont vu récompenser les artistes russe ::vtol:: et néerlandais Matthijs Munnik, Le Cube organise la 3ème édition du Prix Cube. Ce prix international pour la jeune création en art numérique met en lumière des démarches emblématiques de l’art le plus actuel.

Doté de 10.000 euros, Le Prix Cube distingue une œuvre d’art numérique de moins de 2 ans réalisée par des artistes de moins de 36 ans dans les domaines de l’interactivité, la générativité, le réseau, l’Internet ou encore la mobilité. Il confirme l’engagement du Cube pour promouvoir et soutenir le travail d’artistes émergents de la scène des arts numériques.

Un comité de sélection s’est réuni pour choisir les 6 œuvres nominées pour le Prix Cube 2016. Celles-ci seront exposées au public du 13 au 17 avril 2016 dans le cadre exceptionnel de l’Espace Saint-Sauveur à Issy-les-Moulineaux, un plateau de 600 m2 situé dans une ancienne chapelle du XIXème siècle.

Un jury composé de personnalités du monde culturel, institutionnel et des médias désignera le lauréat du Prix Cube 2016 lors de la soirée officielle de remise de prix, le mardi 12 avril 2016.

BIG DIPPER, sculpture cinétique, prix cube 2016

Michael Candy s’intéresse dans ses œuvres à ce qu’il nomme « instinctive engineering » (ingénierie instinctive). Il s’agit d’utiliser les technologies, la physique ou la biologie pour mettre en perspective des questionnements liés à des phénomènes de société, à l’écologie, à l’accroissement et à la portée technologique. Ainsi, notre développement en tant qu’espèce et notre rapport avec l’environnement et ses autres habitants, ou l’impact des technologies sur nos sociétés, sont interrogés dans des propositions artistiques souvent liées à des phénomènes naturels. Ou bien encore, il crée des installations conçues sur le modèle des bombes artisanales de la guérilla et du terrorisme, ou fait des digressions artistiques et conceptuelles sur le mobilier urbain.

Développée en Inde, au Kerala, avec l’aide d’artisans locaux, Big Dipper est une sculpture mobile lumineuse qui puise à la fois dans les modèles biologiques et mécaniques. Sa structure, telle celle d’une colonne vertébrale, est composée d’une hélice centrale métallique avec des arêtes en bois qui supportent une double rangée latérale de 9 néons fluorescents. Comme les pattes d’un animal imaginaire, les néons bougent à la manière de ceux d’un mille-pattes technologique et robotique. On peut y voir la double présence symbolique de l’hélice d’ADN et de la lumière porteuse de vie. Le titre renvoie à « La Grande Casserole », astérisme de la constellation de la Grande Ourse visible de partout sur la Terre. Par là, c’est l’hypothèse des origines cosmiques de l’apparition de la vie qui est mise en avant par l’artiste, « la grande casserole » étant prise comme chaudron créatif de l’univers terrestre. La sculpture suspendue dans les airs, projette sur l’architecture environnante les faisceaux de lumières, tel un vaisseau extraterrestre doué de vie. Par Manuela de Barros.

Valéry Girou

D.A. / DIGITAL / WEB / PRINT / Co-fondateur du site ELECTRICNEWS.fr / Consultant & Formateur Digital / Web / Print

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